Comprendre les ados et le tatouage

Avec ce phénomène accru qu’est le tatouage actuellement, de plus en plus d’ados souhaitent en avoir. S’agit-il d’une crise passagère, d’un simple désir de suivre la tendance, ou d’un souhait d’encrer bien plus que cela dans la peau ? Les adolescents étant souvent mal compris, quelques explications là-dessus s’imposent. En effet, se faire tatouer, pour un « enfant » de cette tranche d’âge, est souvent une manière de démontrer son indépendance. Il s’agit aussi d’un moyen de s’affirmer, comme en réponse à ce que l’on appelle communément « crise d’adolescence », qui est en fait une crise identitaire due aux changements engendrés par la puberté. Souvent perçu comme étant une forme de rébellion, le désir pour un ado de se faire tatouer peut en cacher bien plus que cela n’y paraît.


La signification de l’envie de tatouage chez un adolescent

La signification de l’envie de tatouage chez un adolescent

La signification de l’envie de tatouage chez un adolescent

La première chose à considérer lorsqu’il s’agit de comprendre le fait qu’un ado ait envie de tatouage c’est le phénomène de mode. En effet, le conformisme tient une grande place dans sa vie : imiter les célébrités qui ont une énorme influence sur les gens de cette tranche d’âge-là. Ainsi, un enfant donné peut réclamer un tatouage dans le but de suivre la tendance actuelle. Seulement, cela peut aller au-delà et cacher une raison bien plus profonde. Dans une société où l’individualisme règne, l’ado se définit plus par rapport à son groupe d’appartenance.

Qu’en est-il des marques ?

Qu’en est-il des marques ?

Qu’en est-il des marques ?

Il est clair qu’un tatouage laisse des traces, à vie. Pour un ado, en avoir-un est jugé trop tôt. Cependant, il est nécessaire de connaître et de prendre en considération le fait que la peau est le premier passeport identitaire de l’homme. Depuis toujours, lorsqu’une personne décide de se démarquer de son groupe, la peau a toujours été utilisée. Même inconsciemment, c’est comme cela que cela marche chez l’ado. Il souhaite créer sa propre marque, sa propre identité et sa propre appartenance. Les valeurs que l’on attribuera aux tatouages seront ainsi les siens : liberté pour une hirondelle par exemple ou espoir pour une étoile. Bref, c’est une manière de s’approprier des valeurs autres que celles inculquées par les parents. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose ; l’ado veut tout simplement s’affirmer en tant qu’individu à part entière, même si parfois il peut mal l’exprimer.

Se conformer ou se distinguer

Se conformer ou se distinguer

Se conformer ou se distinguer

Il peut y avoir confusion dans tout cela. D’un côté, on prône le fait que l’ado est attaché au conformisme, à la mode et aux tendances actuelles. Cependant, d’un autre, on doit considérer le désir de s’affirmer, de se créer une identité. Et bien il faut dire que ces deux paradoxes peuvent très bien coexister chez l’ado : se conformer tout en créant sa propre signature via le tatouage qui peut varier selon l’ado, sa personnalité, son vécu, …


Adolescence et mal être

Adolescence et mal être

Adolescence et mal être

Un simple désir de tatouage en provenance d’un adolescent n’est pas forcément un signe de mal être. Au contraire, cela signifie qu’il désire évoluer, s’affirmer, embellir son corps, à sa manière. C’est lorsqu’il y a excès qu’il y a lieu de s’inquiéter. Un ado qui n’est pas tatoueur de profession  mais qui se retrouve pourtant tatoué ou percé de la tête aux pieds émet clairement des signes de souffrance.

Le tatouage chez les ados, bonne ou mauvaise chose ?

Le tatouage chez les ados, bonne ou mauvaise chose ?

Le tatouage chez les ados, bonne ou mauvaise chose ?

La perception d’un tatouage diffère selon la culture. En général, cela est toujours mal vu surtout chez les adolescents. Cependant, cela est-il vraiment fondé ? Souvent, les personnes qui n’ont pas beaucoup voyagé ni rencontré d’autres personnes avec d’autres cultures n’ont pas vraiment l’esprit ouvert sur ce sujet. Les parents, surtout, ont cette idée préconçue selon laquelle un tatouage est mauvais. Aller dans ce sens est pourtant dangereux dans la mesure où ils laissent penser à l’enfant qu’ils ne respectent pas ses choix. Certes, un enfant de 14 ans peut vouloir un tatouage aujourd’hui et le regretter plus tard car la maturité manque et il est encore incapable de se projeter dans 10 ou 20 ans. Il est tout à fait compréhensible de refuser sa demande. Cependant, il ne faut pas lui interdire à vie sous prétexte que la pratique est mauvaise. Il suffit de lui informer sur les possibles conséquences et ainsi de conseiller qu’il y réfléchisse à nouveau une fois devenu adulte et en juger par lui-même.

Dialogue parents-ados

Dialogue parents-ados

Dialogue parents-ados

Les ados, par peur de leurs parents et parce qu’ils sont quasiment sûrs qu’ils vont refuser, se font souvent tatouer en cachette. Les parents se retrouvent ainsi devant le fait accompli et des tensions inutiles se créent d’avantage. Il est pourtant important pour l’adolescent d’en parler à ses parents avant de passer à l’acte. Un dialogue doit s’installer afin que chacun puisse s’expliquer et se comprendre. Même si au final les parents refusent, au moins il y aura eu confrontation et essai de se faire comprendre. De leur côté, les parents devraient faire preuve d’ouverture d’esprit. La compréhension est très importante pour l’ado. Il doit sentir qu’il est compris mais aussi respecté dans ses choix. Le soutien et l’accompagnement doivent ainsi régner. Cela ne signifie pas qu’il faut suivre l’adolescent dans tous ses caprices ni qu’il faut tout lui refuser ; le tout est de relativiser et d’être raisonnable.

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